Mise au point suite à des informations parues dans la presse

réactions aux déclarations de la chambre régionale des comptes PACA parues dans la presse et à la télévision. Lettre ouverte de M.M.Bouchard

Note importante : mise au point !

  • La Chambre régionale des comptes de Provence-Alpes-Côte d’Azur a relevé « une aberration économique », celle du « financement public de la ligne TER NICE-TENDE dont le taux de remplissage l’hiver n’est que de 15 % avec une moyenne de 10 passagers par train et une couverture des dépenses par les recettes d’à peine 7 % ».

  • Elle oublie de noter la raison, à savoir que les 47 Km de voies ferrées situées en territoire français de cette ligne ne sont plus entretenus par absence de financements depuis 2011 ! La SNCF a donc décidé en 2013 de réduire la vitesse des trains à 40 Km/h ce qui a fait fuir bien des usagers.
  • Les trains italiens qui empruntaient cette même ligne avec un cadencement toutes les deux heures, ont été ramenés par l’exploitant Italien de 16 à 4 par jour du fait de la réduction de la vitesse.
  • On pourrait dire : la ligne est belle, le train est sympathique mais il n’y a plus personne pour l’utiliser, son coût est trop élevé pour la collectivité, les bus doivent le remplacer c’est le sort des « petites lignes ».

Mais, cette ligne n’est pas une « petite ligne ». C’est une ligne à voie normale avec des caractéristiques techniques qui lui permettraient d’avoir une vocation de liaison européenne. Sur des lignes aux caractéristiques identiques nos voisins Suisses ont écoulé et écoulent la majeure partie de leur trafic fret et passagers. (cf : BLS Bern-Lötschberg-Simplon, ligne historique du Saint Gothard…)

La situation des deux lignes ferroviaires internationales NICE-BREIL-TENDE-CUNEO et VINTIMILLE-BREIL-TENDE-CUNEO est vraiment très singulière. De plus, ce sont de véritables chefs d’œuvre de génie civil dans des paysages remarquables de haute montagne.

Si ces lignes étaient exploitées rationnellement, elles seraient « rentables » car elles répondent à trois besoins fondamentaux de l’économie locale :

  1. Déplacements quotidiens travail, études et privés des populations riveraines.
  2. Demande forte de tourisme durable été comme hiver. (Le seul « trains des merveilles » 1 AR par jour l’été draine à lui seul près de 25 000 passagers payants venus des 5 continents.)
  3. Echanges entre les métropoles du Piémont, de la Ligurie, de la Côte d’Azur et de la Principauté de Monaco. Les distances sont courtes bien adaptées au rail : VINTIMILLE-CUNEO 99 km, NICE-CUNEO 129 Km, NICE-TORINO : 210 Km. Rôle que la ligne ne peut pas jouer aujourd’hui avec une exploitation à 40 Km/h et en cul de sac à TENDE pour les trains français !

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